Doug Peterson : Régénérer ses sols grâce au pâturage tournant – Missouri

1Doug Peterson devant son troupeau

Doug Peterson pratique le pâturage tournant depuis plus de 12 ans. Il affourage seulement trente jours dans l’année. La santé de ses sols est l’un des facteurs qu’il essaie quotidiennement d’améliorer grâce à sa gestion du pâturage. Doug essaie de faire évoluer au quotidien sa ferme au fur et à mesure de l’acquisition de nouvelles connaissances. Ce sont des sols, des animaux, un éleveur et une ferme en constante évolution pour plus de résilience et de durabilité dans le temps.

La ferme

Sa ferme est située dans le nord du Missouri, dans une zone assez vallonnée. Doug Peterson possède un troupeau de Red Angus et Hereford de vaches avec veau pour la vente de veaux sevrés prêts à être engraissés. Il est aussi salarié à plein temps au NRCS. C’est un organisme de l’Etat qui aide financièrement et techniquement les agriculteurs pour la conservation des ressources naturelles des exploitations agricoles (sols, cours d’eau etc…). Pour l’aider sur son exploitation il a un employé à plein temps et son père.

Il possède 250 vaches, plus 60 génisses auquel il ajoute pour une période de 6 mois 120 vaches en contrat. Les bovins sont à la pâture toute l’année. Il n’alimente pas en grains pour ses animaux.

Il vend principalement des veaux sevrés prêt à être engraissés et des vaches de réformes. Il vend quelques taurillons, boeufs, taureaux et rarement quelques génisses.

Ses sols ont de 3% de MO pour les sols en plus mauvais état à 5% de MO. Les  parcelles qu’il a récemment acquis en location sont celles qui ont le moins de matières organiques.

La pluviométrie est de 920 mm par an. En hiver il a 5 à 7 semaines de neige. Généralement  la pousse d’herbe à lieu pendant 6 mois : de la mi-avril à la mi-octobre.
Il pâture généralement 330 jours par an et pendant une trentaine de jour donne du foin au champ comme ration journalière principale.

Pour une année il compte environ 2.5 acres (1.25ha)/vache avec veau et 1 balle de foin pour une vache avec son veau.

Les vêlages sont répartis sur deux périodes : au printemps et à l’automne. Ceci permet de répartir le travail lors des mises- bas et du sevrage.  Les deux périodes sont intéressantes. En juin ses vêlages de printemps ont lieu en même temps que la pousse de l’herbe, donc la vache peut avoir de l’herbe en qualité et en quantité. La période automnale (septembre/octobre) permet aussi d’avoir des vêlages avec des températures optimales et une herbe de qualité et en quantité pour subvenir aux besoins de la vache.

2Veaux de printemps qui ont passé l’hiver à consommer du stock sur pied et du foin

Gestion générale de son pâturage

Un sol en bonne santé comme premier objectif

Pour Doug, un des objectifs principaux est d’avoir un sol en bonne santé. Pour lui le pâturage tournant est la clef de voûte pour réussir à créer une fertilité maximale tout en étant économiquement rentable.

En essayant de copier la nature, il essaie de reproduire le modèle des bisons. Il justifie donc le fait que le pâturage tournant est très important, une gestion de précision certes mais qui nécessite une certaine prise de recul.

« Tu sais je crois que à trop vouloir être trop précis dans la gestion du pâturage on oublie que dans la nature tout n’est pas géré parfaitement. Quand tu lis les récits des colons, tu te rends compte que des fois les bisons rentraient dans de l’herbe beaucoup trop haute et lignifiée pour être en lien avec leur besoin. A contrario des fois ils sur-pâturaient à certains endroits. Je crois qu’il faut que nous apprenions à gaspiller de l’herbe pour en donner plus au sol.»

Dans ces propos il ne remet en aucun cas le fait de changer quotidiennement de paddocks et de respecter les temps de retour. Il essaie de mettre un maximum de variabilité dans son système, dans le but de développer au maximum la biodiversité de flore et de faune au-dessus et en dessous de la surface du sol. Par exemple, les parcelles ne sont pas pâturées dans le même ordre chaque année, les biomasses d’entrée et sortie des parcelles des bovins varient etc. Pour lui on ne peut pas espérer une vie biologique et une diversité de faune et de flore au-dessus et dans le sol avec une gestion identique chaque année.

Il fait partie de l’école des pâtureurs qui font rentrer les vaches dans des paddocks avec de l’herbe haute. Le premier tiers de l’herbe est pâturé, le reste est pour le sol et la plante. Il ne fait jamais pâturer en dessous de 15-20 cm. Les hauteurs d’herbes peuvent parfois avoisiner les 60 cm en plein été.  Cependant il essaie au maximum de ne jamais laisser monter en graine les graminées.

Le « rancher »  pense que ce pâturage haut est très bien adapté à son environnement et son objectif de développement de la fertilité. En effet, il souhaite laisser des résiduels assez hauts pour pouvoir passer des périodes de sécheresse plus facilement. Selon lui, plus l’herbe est haute en entrée et sortie de paddock plus le système racinaire est développé, ce qui permet d’aller chercher de l’humidité en profondeur. De plus le fait de laisser des résiduels haut, avec beaucoup de matière organique en surface – vivante ou morte- permet de protéger le sol un maximum (comme en semis direct sous couvert). Ceci limite donc l’évaporation, les radiations du soleil sur des parties de sol nus et améliore le stockage de l’eau en hiver lors des fortes précipitations. L’érosion hydrique et éolienne est aussi limitée.

Il pâture 11 mois/an (environ 330 jours). Il nourrit au foin 30 jours/an. Ceci équivaut environ à 1 balle de foin /vache avec veau pour 30 jours. Il ne donne aucun grain.

Les temps de retour sur un même paddock  (appelé aussi temps de repos de la parcelle) est de 30-40 jours au printemps, jusqu’à 6 mois en hiver.

Il n’utilise pas de fertilisants chimiques pour stimuler la pousse. Il n’est pas contre cette pratique de temps en temps. Mais pour lui il est beaucoup plus intéressant d’amener la fertilité en achetant des balles de foin. Il est cependant contre l’utilisation répétée et importante des fertilisants sur prairie (notamment de l’azote) car cette pratique a tendance à brûler la matière organique du sol.

3En sortie d’hiver les résidus de matière organique morte sont encore présents, et juste en dessous un sol en surface que l’on peut comparer à du terreau

Le mélange prairial dominé par la fétuque

Le mélangé prairial est principalement composé de fétuque élevée « kentucky 31 ». D’autres graminées comme l’ « orchard grass », le brome et du trèfle sont présents. La diversité se développe au fil des années notamment grâce à sa gestion. Des graminées estivales très intéressantes au niveau alimentaire, très tolérantes aux stress hydriques mais aussi très intéressantes pour la vie du sol apparaissent. C’est notamment le cas avec les graminées estivales endémique comme le «  Big bluestem » Andropogon gerardi. Cette graminée est une plante en C4 qui possède un système racinaire deux fois plus important que sa biomasse aérienne (le cas de toutes les graminées estivales en C4). Elle est favorisée grâce à des périodes de retour sur paddock plus longs. Les graminées pérennes d’hiver (toutes en C3) ont-elles cependant une biomasse racinaire équivalente à la biomasse aérienne. Leur effet « constructeur » pour le sol est donc moins important.

La fétuque « kentucky 31 » n’est pas endémique, elle est arrivée avec les colonisations européennes. La plus part de ces fétuques sont infestées d’un champignon endophyte (Acremonium coenophialum)  qui produit une phytotoxine très mauvaise pour les animaux. L’ingestion d’herbe est diminuée ce qui impacte le gain moyen quotidien par animaux, les vaches perdent en condition corporelle, les performances de reproduction sont aussi diminuées. Comme la circulation du sang est diminuée, en été les animaux ont plus de mal à réguler leur température corporelle. Il y a de nombreux problèmes comme les queues qui tombent ou des gros problèmes de pattes. En plus d’être mauvaise pour les animaux, elle possède un système racinaire non-mychorizien qui est très agressive sur les autres plantes des pâtures. Elle prend donc souvent le dessus dans le mélange.  Son éradication est très compliquée, car il faudrait réussir à la détruire sur tout un territoire, voir sur tout le mid-west des Etats Unis, une opération donc impossible. Sa présence est donc inévitable, mais le management doit permettre de diluer cette plante.

Pâturer l’hiver, 6 mois sans pousse d’herbe

La période sans pousse d’herbe est de 5-6 mois. Durant toute cette période le troupeau  est majoritairement alimenté sur des paddocks avec des stocks sur pieds qu’il réalise durant la période de pousse. Il donne du foin environ 30 jours, souvent cette période est en février-mars.

Les stocks sur pieds sont préparés dès le mois d’août pour être sûr d’avoir assez de nourriture pour passer l’hiver. La pluviométrie du mois de septembre et d’octobre est assez variable d’une année à l’autre. Les plantes rentrent en dormance à partir du mois d’octobre. Il est nécessaire de prévoir dès les pâturages d’été un stock suffisant sur pied d’herbe pour l’hiver.

La neige est normalement présente pendant 5 à 7 semaines, les stocks sur pieds ou le foin sont pâturés même si il y a 60 centimètres de neige. Les vaches n’ont aucun problème pour aller chercher l’herbe sous la neige.

Lors de ma visite la taille des paddocks était de 10 acres (4ha) pour 2 jours pour 350 têtes donc 170 paires dont 50% de veau de printemps et 50% de veau d’automne.

Lorsqu’il finit la période d’affouragement, la pousse d’herbe n’a pas encore recommencée. Il conserve toujours 30-35 jours de pâturage de stock sur pied en mars-avril. C’est une période où les sols ne sont pas assez portants. Ceci lui évite donc de rentrer en tracteur ou pick-up dans les parcelles pour affourager. Avec cette anticipation il évite de s’embourber dans ses parcelles.

Les stocks sur pieds sont majoritairement de la fétuque.  Cette plante possède notamment une couche de cire sur sa feuille. Ceci permet de conserver une qualité de fourrage intéressante tout au long de l’hiver.

Son budget alimentation en foin  pour l’hiver est le suivant : Il planifie 1 balle de foin / vache avec veau. Il achète tout son foin à d’autres agriculteurs. Ceci lui permet de ramener de la fertilité sur sa ferme. Dans une balle de foin entre le coût des machines de fenaison, leur entretien la main d’œuvre et les éléments minéraux (N,P,K) contenus dans une balle il pense que ses coûts de production seraient supérieurs au prix auquel il peut acheter du foin. Il peut avoir pour  35 à 45$ une balle de mauvaise qualité mais qui suffit pour le besoin hivernaux d’une vache avec son veau. Il achète environ 300 balles dont 250 de mauvaise qualité et 50 de luzerne. C’est un coût approximatif de 15 000$. Ce budget alimentation en foin est pour tout l’hiver pour 250 vaches et leur veau + 60 génisses.

La consommation de stock sur pied et de foin de mauvaise qualité nécessite souvent une complémentation en protéine pour équilibrer dans le rumen en énergie/protéine. L’ajout de protéine permet alors une meilleure extraction de l’énergie dans l’herbe consommée (stock sur pied ou foin). Comme chaque animal a des besoins différents il met  3 ou 4 Tubs avec des différentes concentrations en protéine. Ces tubs sont à lécher. Chaque sceau à une couleur différente pour que la vache reconnaisse le sceau à chaque changement de paddock.

4Lors de ma visite la période d’affouragement touchait à sa fin. La déjection montre que les animaux sont en bonne santé, la digestion du stock sur pied et du foin été très bonne. L’ajout de protéines à lécher permet notamment le bon équilibre du rumen

Alimentation en foin et fertilisation sur les parcelles en hiver

Le foin rentre donc dans 100% de la ration journalière pendant 30 à 35 jours de l’hiver, souvent en février-mars. Sur sa ferme cette technique est inscrite dans une démarche régénératrice de ses sols et non destructrice comme il peut être souvent le cas dans certaines fermes quand il n’y a pas de plan de rotation préalablement fixé.

Doug pourrait se contenter de ses stocks sur pieds pour tout l’hiver. Cependant alimenter en foin rentre dans sa démarche globale d’amélioration des sols. A travers, le fourrage il souhaite augmenter les niveaux de fertilité de ses sols. En effet, les 300 balles de foin de sa ferme sont achetées à l’extérieur. Cette importation de foin qui va être consommé par ses animaux lui apporte une quantité énorme de minéraux. Une tonne de foin est composée de 40/60 pounds (20/30 kg) d’azote, de 6 pounds (3kg) de phosphore (13pounds -6kg de P2O5) et 30 à 50 pounds (15-25 kg) de potasse (25kg de K2O), sans compter tous les micronutriments contenus dans ce foin (Chiffres tirés d’une conférence de Jim Gerrish). C’est d’une pierre deux coups, avec une alimentation et une fertilisation en même temps.

Il fait remarquer qu’en utilisant des fertilisants chimiques il faut attendre pour voir un effet de l’investissement sur la production alors qu’en utilisant le foin, l’effet est direct car il nourrit ses vaches.

Le foin est donc une ressource qu’il distribue sous deux formes :

  •  la boule de foin posée directement sur la pâture
  •  la boule de foin est déroulée sur la parcelle

Il n’a pas de préférence majeure entre ces deux techniques qu’il utilise depuis de nombreuses années.

Chaque année il nourrit dans différents paddocks pour travailler la fertilité sur toutes ses parcelles qui ne sont pas assez fertiles. Il est nécessaire de ne pas revenir sur les mêmes parcelles chaque année pour ne pas sélectionner une flore qui est spécialement adaptée à cette technique.

Le technique de poser la balle de foin sans la dérouler est très répandue au Canada et au nord des Etats-Unis. Cependant, selon lui ses balles sont de moins bonne qualité que ce qui est utilisé dans d’autres régions. Le gaspillage par ses vaches est beaucoup plus important et son C/N du foin est plus élevé. La décomposition du foin restant est alors plus lente dans le temps. Les deux années suivants la pose de la boule on peut observer un rond où la pousse de l’herbe est moins bonne dû à la forte quantité de résidus.

Le fait de dérouler le foin permet de répartir les vaches sur une plus grande surface de la parcelle. Ceci permet donc de répartir au mieux les déjections animales et il y a moins d’accumulation de refus de foin sur un même surface.

5Les veaux sont à l’emplacement d’une balle de foin de l’hiver précédent (2016)
6Emplacement d’une balle de balle de foin d’il y a 2 ans (2015)
7 Système racinaire de la prairie qui repousse à l’emplacement de la balle de foin d’il y a deux ans

Une bonne répartition des balles sur la parcelle est primordiale. Mettre le foin au même en droit sur le bas de la colline, à proximité des arbres et du ruisseau, c’est être sûr de perdre une grande partie du recyclage des nutriments du foin.

Il est difficile de trouver une parcelle plate sur la ferme de Doug Peterson. Ce qu’il préfère, c’est partir du haut de la colline où la fertilité est très basse et descendre au fur et à mesure des années de quelques mètres vers le bas de la colline pour avoir au fur et à mesure une répartition des déjections et du foin sur une surface maximale. Même si la majorité de ses sols sont gelés à ce moment de l’année, il évite les quelques endroits humides des parcelles pour ne pas dégrader la prairie.

Le foin a une qualité très mauvaise (9% de protéine et moins de 50 % de digestibilité). Ses vaches perdent donc de la condition corporelle pendant cette période. Un ami à lui à cette expression : « 1 mois de foin équivaut à perdre un point de condition corporelle ». Il faut donc avoir des vaches en très bonnes condition corporelle (notation : 5) avant l’hiver pour passer cette période avec succès et sans dommage pour la prochaine saison.

Lors de ma période de visite il arrivait sur la fin de la période au foin. Sur certaines vaches les dégats causés par des poux étaient visibles. Ceci est dû à une mauvaise qualité de son alimentation. Ce qui est normal pour Doug car le foin est nutritivement très bas. Ceci lui arrive régulièrement chaque année à la fin de la période de l’affouragement. Il ne se fait pas de soucis, car les vaches vont aller sur des stocks sur pieds de meilleure qualité que le foin et la pousse de l’herbe va débuter en suivant. Les vaches retrouvent très rapidement leur condition corporelle et un bon métabolisme.

8Une vache très atteinte par les poux

La vache intelligente et adaptée à son système

Selon Doug, les vaches savent très bien choisir ce dont elles ont besoin pour leur bien-être. C’est le cas dans pour les plantes pâturées mais aussi pour le minéraux. Il met donc à disposition sur ses pâtures des minéraux en pur dans différents compartiments. Les minéraux sont : calcium, cobalt, chlorure, fer, phosphore, potassium, manganèse, soufre, silicium, trois mélanges différents de minéraux et un mélange de vitamines.

9Les différents bacs individuels de minéraux , les vaches soulèvent elles même la protection noire. Le module est facilement déplaçable en le faisant glisser d’un paddock à l’autre à l’aide d’un quad

Il met aussi du Biochar (cendre de matière végétale brûlée d’une manière spéciale, fortement concentré en carbone). Ce carbone reste dans le rumen et permet une meilleure digestion. Dans ce biochar il y a aussi du piment, qui permet la dilation des tissus. C’est un effet contraire du champignon endophyte de la fétuque. L’effet négatif de la fétuque est normalement estompé.

10Biochar

La vache idéale

Une grosse sélection sur la génétique est nécessaire pour avoir des vaches qui répondent bien au système mis en place. Au début toutes ses vaches n’étaient pas adaptées à pâturer 330 jours/an. Il a besoin de vaches qui pâturent pendant l’été lors des fortes chaleurs et d’humidité  élevée. Elles doivent aussi résister à la neige et au grand froid tout en continuant à pâturer. Cela prend alors plusieurs générations pour obtenir des vaches adaptées à son management.

« Si une vache ne s’adapte pas à mes pratiques je la vends sans hésiter. »

Il souhaite obtenir des vaches comme son voisin qui fait du pâturage tournant toute l’année depuis plus de 30 ans. « Denis Mc Donald il a 20 ans d’avance sur moi sur sa sélection génétique, mon objectif c’est d’avoir des bêtes comme lui, de petit gabarit de 1000 à 1100 pounds (450 – 500 kg) qui tiennent bien dehors, un peu plus résistantes à la fétuque et résistantes aux variations climatiques de notre milieu ».

Les veaux qu’il a obtenus cette année sont encore trop poilus selon lui. Les vaches ont trop chaud l’été. Elles sont donc plus énergivores pour réguler leur température. Elles pâturent moins. Ce facteur est très important dans son environnement qui a l’endophyte de la fétuque qui diminue la circulation sanguine, donc la régulation de la température corporelle est moins bonne.

Il a réalisé un tri important sur ses animaux au début de la mise en place de son système. Il était très rigoureux sur le gabarit, mais maintenant il ne sort plus que les vaches qui ne prennent pas au taureau car ceux sont les seuls qui lui font vraiment perdre de l’argent actuellement.

Matériel, clôture et abreuvement

Doug a clôturé en high tensil l’intérieur de ses parcelles, même celles qui sont en location. A l’intérieur il est à un fil, à l’extérieur il réutilise les barbelés ou grillages à mouton présents avant son arrivée. Les clôtures sont alimentées soit par des électrificateurs fixes, soit par des électrificateurs solaires.

Il a des abreuvoirs fixes accessibles depuis tous les paddocks. Il utilise des anciens pneus comme abreuvoir. Le système d’eau est enterré, même dans les parcelles en location.

11 Doug dans un des abreuvoirs en pneu. Celui-ci est un peu trop grand à son goût car les veaux peuvent rentrer à l’intérieur et en sortent difficilement

Doug essaie au maximum de limiter l’investissement en matériel sur l’exploitation. Dans son hangar il a 1 tracteur avec un frontale, 2-3 quads, quelques pick-up, quelques remorques et une bétaillère. Quand il a besoin de sursemer des prairies il loue le semoir.

12Le quad prêt pour aller poser de nouvelles clôtures temporaires

Conclusion

Doug s’investit au maximum pour avoir un sol riche et fertile. Ses animaux évoluent et s’adaptent au fur et à mesure des générations à son management.  Il possède un système très flexible et qui évolue. Ceci lui permet de s’adapter au quotidien sans soucis en observant ce que lui donne son sol et la réponse de ses animaux. L’hiver n’est pas un étape très difficile pour ses animaux et la viabilité économique de son entreprise. L’attitude de recherche constante pour appréhender et améliorer au mieux sa ferme lui permettent d’avoir de la visibilité pour son futur.

 

Doug Peterson parle de sa démarche, vendre de l’eau et du soleil : https://vimeo.com/205479619

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